Finir sur la croix de sa propre fiction

Publié le par Argo

Samedi dernier, pendant que le collant colonel, taquine ses derniers faisans à l’ouest, en forêt de Rambouillet, notre président se fait la belle, à l’est, dans un parc familial dont il devient la principale attraction, à la barbe (à papa ?) des journalistes. Quelle cabriole, un triple lutz à en faire baver Nelson Monfort, et hop ! Dès lundi, Sarkoland ne frémit plus que de ça.
 
On connaissait déjà le Nicolas Sarkozy amateur de taupes modèles : Bernard Kouchner, Éric Besson, Jean Marie Cavada, et autres cavernicoles adeptes du changement de prairie. C’est aujourd’hui au tour de Carla Bruni d’être invitée sous les feux de la rampe présidentielle. C’est qu’elle change souvent de feux, la rampe présidentielle, en ce moment. Et puis, on se remettait à peine du ridicule de la visite du leader bédouin que nous voilà partis pour le grand numéro (je vous le fait en alexandrins) :
« Kadhafi à Paris, comme Capri c’est fini ; J’ai un bon alibye avec Carla Bruni  »
Nicolas 1er, tsar du zapping, fuit la tente à pétro-dollars pour filer chez l’oncle Picsou ! Comme enchaînement, c’est plus vertigineux que « Space Mountain »… Ça vaut le grand G8 ! Résultat, dès lundi on ne parle plus que de ça. Même le PS ne trouve rien de plus intéressant à se mettre sous la dent (qu’il a de moins en moins dure) que de polé-Mickey sur la présence fortuite des journalistes à Morne la vallée.
 
Il faut bien avouer que Nicolas Sarkozy a un penchant marqué pour les genres intermédiaires. A peine fini de touiller commerce international et politique étrangère qu’il mélange allègrement vie publique et vie privée. C’est assez gênant, ce goût ostentatoire qui sied si mal à la fonction, cette façon d’étaler tout ce qui peut passer pour un accessoire de sa réussite, de s’afficher en Fouquet’s, en Paloma, en Poutine, en Rolex, en Carla… Sans compter ce sourire béat qu'il arbore systématiquement quand il est pris en photo avec les « grands » de notre planète. Peu de leaders politiques pratiquent cela, même pas un Berlusconi au sommet de sa gloire, encore moins cet ami américain qu’il admire tant. J’ai pas fait de recherches poussées au fond des républiques bananières… Faudrait consulter un ethnologue.
 
Mais souhaitons leur bonne chance. Si j’en crois ce que le lis, Desesperate Nicolas a bien aimé Cécilia, il va adorer Carla. Ah que de féroces feuilletons et comédies bouffes en perspective ! Au fait, ont-ils déjà annoncé la date de la première escapade ? Et celle du divorce ?
 
Et réjouissons-nous, car il est venu le règne des maîtres de l'apparence et autres faiseurs de mirages. Dorénavant, pour la France de ceux qui regardent plus la télé pour gagner plus, c’est la queue qui remue le chien. La girouette qui tourne, et non plus le vent. L’actualité devient un grand kaléidoscope d’images et d’émotions, un colossal trompe l’oeil où l’on a de plus en plus de mal à discerner l’utile du futile. Les vrais sujets : politique étrangère, croissance, chômage, justice, pouvoir d’achat, sans-abri ? Inutile de les aborder sérieusement, bonnes gens, si c’est pas du scoop, ça n’intéresse plus. Tiens, je me mets au diapason de la république en six exemples et autant de pirouettes.
 
La politique étrangère ? Entre deux farces présidentielles et notre avant dernier des Mohicans de ministre des affaires étrangères qui nous déterre la hache de guerre avec l’Iran, on peut dormir sur nos deux oreilles et le scalp !
 
Le commerce extérieur de la France et la croissance ? Notre « 240 000 net annuel »-président français vole de contrats en contrats, de visite de « 3 milliards »-Kadhafi en voyages en « 5 milliards »-Chine et en « 2 milliards »-Algérie ». A présent, on vit à l’heure de la préposition chiffrée. Français, va falloir t’accoutumer à l’ivresse des contrats hyperboliques et des additions mirobolantes… Te familiariser avec la lecture des grands nombres !
 
Le chômage ? Rien à craindre ! Selon le nouvel « indicateur Bertrand », dont le mode de calcul a été récemment revu par l’INSEE pour être corrigé des variations de moral saisonnières, il baisse à chaque minute.
 
La justice ? A force de voir notre garde des sceaux se pavaner, saboulée comme Barbie, en parure Dior à la une de Paris Match, le monde entier connaîtra bientôt la France, j'entends celle de la place Vendôme, plus par ses bijoutiers-joailliers et ses maisons de haute couture que par... son ministère de la justice.
 
Le pouvoir d’achat ? Selon Madame Lagarde à vue… de nez bien sûr, les récentes mesures se traduiront par « un mois de salaire en plus ». Vous me direz, selon que l’on soit président ou ouvrier de base, la valeur du mois de salaire peut varier considérablement.
 
Les sans-abri ? Aucun souci à se faire, parole de notre inoxydable ministre du (dé ?) logement, Christine Boute-en-train !
 
Ah choux du Siam ! Je sais, c’est facile, mais de quoi se plaint-on en France ? Qu’y aurait-il de mieux à faire, en cette veille de Noël, que se pâmer devant les aventures extraordinairement romanesques de notre président, ou se féliciter des bontés en volume dont est censé nous combler son gouvernement ?
 
Bien sûr, on pourrait émettre un doute. Car l’optimisme, même sous perfusion de millions d’images, c’est pas dans la nature de l’homme. En particulier du français. Et puis ça a ses limites... Par exemple, au moment précis où le Titanic commence à s’enfoncer inexorablement dans l’océan glacé après avoir déchiré sa coque sur un iceberg au large de Terre Neuve, n’importe quel capitaine expérimenté vous le dira, réputation d’insubmersibilité ou pas, l’affaire est mal engagée pour le navire et ses passagers. Noël ou pas, ça sent le sapin. Simple question de bon sens !
 
Mais chez Nicolas Sarkozy, il n’y a aucune place pour le doute car la politique a une fonction idéale. Elle s’impose, chez celui qui pense seul détenir la connaissance du Bien et du Bon, comme une forme de rédemption. Comme l’écrivait Platon, « Aux uns, il convient par nature de goûter la philosophie et de commander dans la cité, aux autres de ne pas y toucher et de se soumettre à celui qui commande » (La république, IV).
Évidemment, cette vision platonicienne exige l’éducation forcenée d’un peuple trop souvent ignorant de l’infini bonheur qu’on lui promet. Il faut à tous les instants qu’on le forme à son intérêt, ce beuglard ! Cela réclame une maîtrise totale des médias, de l’INSEE, des partis d’opposition, du COUAC 40. C’est ça le secret ! C’est à ce prix qu’on l’optimise de force, le français moyen. À grands bouillons de vingt-heures… Qu’il en redemande… Orgies de unes de Paris Match… Déluge d’articles emphatiques… Qu’il regarde ailleurs et laisse faire son président. Voilà la vraie raison de la frénésie médiatique qu’on nous inflige.
 
Mais attention, à trop faire concourir l’univers entier à tresser son panégyrique, Nicolas Sarkozy risque de finir, un jour… sur la croix de sa propre fiction.
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J
From The Times<br /> December 28, 2007<br /> <br /> Critics accuse Nicolas Sarkozy of ‘bling-bling’ antics as he whisks new love to Egypt<br /> <br /> Adam Sage in Paris <br />  <br /> <br /> Nicolas Sarkozy was accused of demeaning the French presidency with ostentatious behaviour yesterday, as a romantic trip to Egypt with Carla Bruni, his new girlfriend, sparked controversy back home. <br /> Ségolène Royal, the defeated Socialist candidate in the presidential election, led a barrage of criticism as France’s most media-friendly couple left the Valley of the Kings for the Red Sea resort of Sharm el-Sheikh. <br /> The President and Ms Bruni, an Italian-born singer-songwriter and former supermodel, came under fire for using a private jet belonging to Vincent Bolloré, a French industrialist, to fly to Egypt. After les amoureux were photographed hand-in-hand on the banks of the Nile, critics also attacked Mr Sarkozy, 52, for behaving more like a Hollywood film star than a head of state and successor to General Charles de Gaulle. <br /> Ms Royal said that he had “undermined the independence and dignity of the presidential function”. She added: “Nicolas Sarkozy should stop provoking us with his ostentatious behaviour and stop placing himself in the debt of billionaires.” <br /> Arnaud Montebourg, a leading Socialist MP, said that Mr Bolloré was in a position to demand favours after lending his Dassault Falcon 900 aircraft for a journey that will end with an official visit to Cairo this weekend. “There’s obviously going to be a compensation,” he said. <br /> The billionaire tycoon also lent Mr Sarkozy a luxury yacht for a holiday off Malta after the May election. Mr Sarkozy sailed with Cécilia Ciganer, his wife of 11 years until their divorce in October. <br /> “The way he frequents billionaires is an insult to the poverty and the difficulties of millions of French people,” Mr Montebourg said. <br /> Yves Jego, a spokesman for Mr Sarkozy’s centre-right Union for a Popular Movement, praised the President for “playing the game of transparency about his holidays”. <br /> “Nicolas Sarkozy has no reason to be ashamed of his friends, who are very diverse,” he said. <br /> Mr Sarkozy, dubbed le Président bling-bling by the French media, shows no signs of wanting to conceal either his nouveau riche lifestyle or his latest flame. During his stay at the luxurious Old Winter Palace Hotel in Luxor, Mr Sarkozy was seen dining by the Nile as Ms Bruni planted kisses on his cheeks. <br /> The couple and their 26-car motor-cade – followed by crowds of cameramen – toured the Valley of the Kings and visited the tomb of Nefertari, the wife of Ramses the Great. “It’s beautiful,” Mr Sarkozy said. <br /> Accompanied by Pierre, Mr Sarkozy’s 22-year-old son, and his girlfriend, the President left Luxor yesterday as Tony Blair arrived for a holiday. Mr Sarkozy is due to have talks with Hosni Mubarak, his Egyptian counterpart, on Sunday before returning to Paris for his New Year’s Eve address to the nation on Monday. <br /> <br /> It is not clear whether the 39-year-old Ms Bruni, whose former boyfriends include Mick Jagger, Eric Clapton and Donald Trump, will accompany him to Cairo. <br />  <br /> <br /> Comments :<br /> I think this is pathetic. Sarkozy got divorced a few weeks ago, and he has time to find a new, supermodel, bimbo girlfriend who has dated Donald Trump and Mick Jagger (then again, which bimbo hasn't ?). It seems to be the kind of attention grabbing, media whoring that the idiot hollywood crowd indulges in. Is this really presidential behaviour? You have to seriously consider his judgment. He's an embarrassment to France. Hopefully when they break up, Britney or Paris will be available.<br /> napier, San Fernando, <br /> A Chief of State has to be judged for what he is doing for the country he is leading, not for his private life. It makes no sense to make comparisons with Charles De Gaulle as over half a century has elapsed and life has changed under many aspects, or rather people was doing the same things but trying to keep them secret. That's all. <br /> Roberto Castellano, Salsomaggiore, Italy<br /> Not at all dignified.<br /> Jeremy, St Albans, United Kingdom<br /> Segolene Royal is just jealous that it isn't her cavorting around Europe. But being the socialist that she is, it isn't surprising of her dour opinion.<br /> Melvin Leppla, Jacksonville, USA NC<br /> J'AI MAL A MA FRANCE !
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J
<br /> SARKO hyper-actif... SARKO hyper-mégalo... SARKO hyper-mytho... SARKO hyper-mystificateur...<br /> SARKO l’illusionniste…<br /> ASSEZ... STOP !<br /> <br /> Nouveau Traité européen de Lisbonne… <br /> 81 % DES FRANCAIS ET 75% DES ELECTEURS EUROPEENS veulent s’exprimer par référendum…<br /> Avant la ratification du traité, une réforme constitutionnelle est nécessaire, comme cela avait été le cas en 2005. Pour que celle-ci se fasse, le pouvoir en place a besoin des 3/5ème des voix exprimées des parlementaires réunis en Congrès à Versailles le 4 février 2008. Si 2/5ème des voix +1 ne se portent pas sur le NON à cette réforme constitutionnelle, le traité sera nécessairement ratifié, et la démocratie bafouée. La minorité des 2/5ème est de 363 voix. Or, il y a 204 députés socialistes et apparentés + 24 députés communistes et apparentés + 96 sénateurs du groupe des socialistes et apparentés + 23 sénateurs communistes et apparentés + 8 sénateurs radicaux de gauche et apparentés = 355 voix de gauche qui pourraient se porter sur le Non. Manqueraient alors 8 voix que la droite respectueuse de la démocratie pourrait apporter. Le référendum est possible, à condition qu'aucune voix, socialiste notamment, ne s'égare !<br /> Mais il y a des élections municipales en mars 2008 ! Rappelons-leur que nous ne serons pas dupes d'un refus de participation au vote, et que, ne leur en déplaise, les Français ont encore un bulletin de vote qu'ils peuvent encore utiliser tant qu'on leur en laisse la possibilité ! Écrivez à tous ceux qui briguent une mandature aux municipales pour leur rappeler que vous ne sauriez voter pour ceux qui méprisent le vote de leurs concitoyens. « Noyez » toutes les instances socialistes sous les e-mails pour leur rappeler que leur trahison se paiera dès mars à moins que le PS ne fasse tout pour faire barrage au déni de démocratie fomenté par N. Sarkozy !<br /> <br /> Nouveau Traité Européen (dit de Lisbonne) 16 millions d'électeurs trahis !<br /> ET VOUS ?<br /> ...EXIGEONS UN REFERENDUM !<br /> SIGNEZ LA PETITION...<br /> http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/<br /> ------------------------------------------------<br /> CONTACTEZ ET IMPLIQUEZ VOS ELUS...<br /> Dès à présent (tout de suite, et avant la fin de l'année 2007), contactez tous vos élus de votre département, Comment ? C'est très facile, en cliquant sur ce lien :<br /> http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index.php?option=com_content&task=...<br /> Ensuite c'est une procédure on ne peut plus simplifiée : 1 - Sélectionnez votre département (ex. pour moi 29-Finistère), 2 - Cliquez sur le nom du 1er de vos parlementaires, 3 - Une petite fenêtre apparaît avec la photo de celui-ci (ou celle-ci), une indication vous informe si il n'a pas encore signé l'appel CNR (Nous voulons un référendum), 4 - Cliquez sur "Ecrire à ce parlementaire", UNE LETTRE TYPE EST DEJA TOUTE PRETE ! 5 - Indiquez votre prénom, nom et votre adresse e-mail... et en bas validez en cliquant sur "Envoyer"<br /> C'EST TOUT !<br /> Ensuite pour écrire aux autres parlementaires de la liste de votre département, c'est plus simple encore : 1 - Cliquez sur le nom du parlementaire suivant... 2 - Une petite fenêtre apparaît avec la photo de celui-ci (ou celle-ci), une indication vous informe si il n'a pas encore signé l'appel CNR (Nous voulons un référendum), 3 - Cliquez sur "Ecrire à ce parlementaire", (LA LETTRE TYPE EST TOUJOURS PRESENTE ainsi que votre prénom, nom et votre adresse e-mail - Indiquez votre prénom, nom et votre adresse e-mail)... et en bas validez en cliquant sur "Envoyer"<br /> En seulement quelques "clics" et en moins de 5 minutes... vous permettrez de contraindre Nicolas Sarkozy, sur un sujet qui a tant d'influence sur la vie de chacun et l'avenir de la France, à l'organisation d'un nouveau référendum, C'EST UNE EXIGENCE DEMOCRATIQUE MAJEURE pour notre pays. C'est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l'adhésion des peuples et la souveraineté populaire.<br />
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A
France ! Lève-toi et brandis le poing bien haut…<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Le 13 décembre dernier, le traité modificatif européen a été adopté par la conférence intergouvernementale réunie à Lisbonne ; par tous les Etats, mais avec certains égards pour les Britanniques et les Polonais.<br />  <br /> <br /> Le 4 février prochain, le parlement réuni en congrès sera appelé à modifier l'article 88.1 de notre Constitution qui fait expressément référence au Traité Constitutionnel Européen. La ratification par voie parlementaire du traité de Lisbonne interviendrait vers la mi-février.<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Une photocopie de l'original<br />  <br /> <br /> Le traité de Lisbonne est la copie conforme, présentée sous forme de puzzle pour longues soirées d'hiver, du traité constitutionnel européen rejeté le 29 mai 2005 par 55% des Français. Personne ne le nie, notamment parmi ceux qui l'ont défendu alors.<br />  <br /> <br /> "Je me suis livré au travail de comparaison de la rédaction du nouveau traité de Lisbonne avec la Constitution, sur les « neuf points essentiels » publiés sur mon blog[1]" admet Valéry Giscard d'Estaing. "<br /> A<br /> ma surprise et, à vrai dire, à ma grande satisfaction, ces neuf points sont repris mot pour mot dans le nouveau projet. Il n’y a pas une virgule qui change ! Simplement il faut bien les chercher puisqu’ils sont dispersés dans les textes auxquels renvoie le nouveau Traité, à savoir aux Traités de Rome et de Maastricht. La seul différence : le vote à la majorité qualifiée est remis au 1er novembre 2014, alors qu’il aurait, d’après la Constitution, pu entrer en vigueur dès l’aboutissement de la ratification." <br />  <br /> <br /> Impossible d'avoir un aveu plus explicite !<br />  <br /> <br /> Il devient donc évident que la tentative actuelle est bien une revanche fomentée à l'encontre des 16 millions de Français qui ont dit NON en 2005.<br /> Pierre Lefranc<br /> , ancien chef de cabinet du général de Gaulle et gaulliste historique, l'a qualifiée pour sa part de "coup d'Etat" et de "viol de la Nation", avant d'appeler à la "résistance".<br />  <br /> <br /> Par ailleurs, le NON de 2005 ne peut être débité en tranches. C'est l'ensemble qui a été rejeté après un débat de bonne qualité. Il est donc méprisable de discriminer les NON(s), ceux de droite et ceux de gauche, ceux portant sur la structure organisationnelle de l'Europe ou ceux gravant dans le marbre les orientations économiques et sociales. La malhonnêteté de certaines élites politiques atteint aujourd'hui des dimensions insupportables pour tous les démocrates et républicains.<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> L'élection de Sarkozy n'est pas un mandat impératif, contrairement à celui du 29 mai 2005<br />  <br /> <br /> L'élection de<br /> Nicolas Sarkozy<br /> ne l'autorise nullement à faire l'économie de l'exercice de la démocratie entre deux scrutins présidentiels.<br />  <br /> <br /> "La politique, c'était de proposer aux Français qui avaient voté non de négocier un traité simplifié pour débloquer l'Europe et de faire ratifier ce choix par le Parlement, comme je l'avais dit lors de la campagne présidentielle. J'ai été autorisé par le peuple français à faire ratifier le traité simplifié par le Parlement." a cru bon préciser<br /> Nicolas Sarkozy<br /> le 13 novembre dernier devant le parlement européen.<br />  <br /> <br /> Cette théorie du mandat prétendument conféré par le suffrage universel est irrecevable et mensongère. Ceux qui défendent cette thèse ne méritent aucunement notre confiance, ni aujourd'hui, ni demain.<br />  <br /> <br /> En votant pour le candidat Sarkozy, les Français ont fait un choix par adhésion pour certains, mais aussi par défaut pour d'autres. Les Français n'ont pas validé tout ce qu'a proposé le candidat UMP pendant la campagne.<br />  <br /> <br /> La logique démocratique aurait due se traduire par le respect du mandat impératif donné ce 29<br /> mai 2005. La<br /> constitution européenne étant rejetée par une majorité de Français, il convenait alors d'en tenir compte et de proposer une autre vision de l'Europe. <br />  <br /> <br /> Pour le moins, comme l'ont clamé clairement les autres candidats à la charge suprême, seul le peuple de France peut défaire ce qu'il a fait. La logique d'une nouvelle consultation par référendum est donc irréfutable.<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> <br /> A<br /> ujourd'hui Lisbonne, demain l'Otan, bientôt la Turquie<br />  <br /> <br /> <br /> A<br /> ujourd'hui, il s'agit du traité européen. Mais demain, au nom du même principe, les princes qui nous gouvernent n'hésiteront pas à utiliser les mêmes fourberies pour atteindre leurs objectifs : la constitution française sera modifiée par la seule voie parlementaire. Mais qu'importe admettent d'avance les plus dociles ! Que restera-t-il en effet de notre Nation, une fois que le rouleau compresseur européen aura défait la souveraineté de la France ?<br />  <br /> <br /> Et demain, au nom du même principe, l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne s'imposera à la France ;<br /> Nicolas Sarkozy<br /> , reniant ses promesses, propose aujourd'hui de supprimer le référendum obligatoire pour toute nouvelle adhésion.<br />  <br /> <br /> Et demain, au nom du même principe, et avec autant de soumission, la France réintègrera toutes les instances de l'Otan, mettant un terme à 40 ans d'indépendance nationale initiée par le général de Gaulle, jusqu'alors globalement respectée par ses successeurs et avec un incontestable succès dans l'affaire irakienne.<br />  <br /> <br /> Face au "non" du peuple français, le "oui" bien pâle des parlementaires qui s'apprêtent à trahir ne représente rien et ne pèsera pas bien lourd lorsque la colère, en guise de réaction, grondera.<br /> A<br /> ujourd'hui, j'ai mal à ma France !<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> A<br /> lain KERHERVE<br /> <br /> www.gaullisme.fr<br /> <br /> <br /> [1] http://www.gaullisme.fr/vge_europe_301107.htm<br />  <br /> <br /> <br />
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E
Pauvre Platon ! Je tiens à affirmer haut et fort que le disciple de Socrate qui explique que le philosophe ne peut mettre de l'ordre dans la cité que lorsqu'il a mis de l'ordre dans sa propre âme, que lorsqu'il parvient à contrôler sa partie concupiscible (les désirs sensuels, le désir d'honneurs, etc) et que pour le philosophe, redescendre dans la caverne pour exercer le pouvoir n'est qu'une pénible charge dont il se passerait volontiers n'a strictement aucun rapport avec notre président qui se conduit comme un gamin émerveillé des beaux joujoux qu'il a et qui est proprement grotesque. Il y a loin entre Athènes et Disneyland !!
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