Pantins, sondages et gueule de bois

Publié le par Argo

Avec plus de 40% d'indécis à une encablure du premier tour, un doux parfum d'incertitude flotte sur la marmite électorale. Mais que peuvent bien cacher ces 40% d'indécis ?
 
Une invention des instituts de sondages qui après leur débâcle en 2002, ouvrent cette fois grand le parapluie pour être sûrs de retomber sur leurs pattes quoi qu'il advienne. Possible ! 
 
De vrais indécis, déçus par une campagne médiocre menée par des candidats imprécis, aux programmes fluctuants, aux propositions parfois grotesques. Les cocus d'une campagne délibérément inscrite dans le pseudo cercle de lumière délimité par les instituts de sondages... D'une campagne de la pipolisation à outrance, du fait divers, de l'attaque personnelle et de l'invective érigées en arguments électoraux. Normal !

Et des "faux indécis", qui soit par pudeur, soit par sentiment de culpabilité taisent leurs intentions aux sondeurs. Ah les mesquins, les traîtres ! Certes aujourd'hui, afficher sa préférence pour François ou Ségolène est convenable. Les deux à la fois? Le ticket Ségolou, c'est carrément « tendance ». Un trotskyste ou un communiste ? Au plus vous adressera t-on le reproche de ne pas voter utile. Le Pen ? Il est presque devenu politiquement correct, depuis qu'on a bien compris en 2002 que toute victoire lui était impossible. Mais marquer sa préférence pour Sarkozy fait figure d'insulte, notamment aux yeux de ceux qui aujourd’hui en France, et surtout à Paris, distribuent la « considération ».
 
C'est vrai qu'il en fait des bourdes le Nicolas et qu'il ne manque pas une occasion de finir dans le goudron et sous les plumes de cent mille blogueurs déchaînés. A dessein ? Certes, tous guettent la moindre occasion de déclencher une attaque en règle contre lui. Pas toujours pour les bonnes raisons ? Tenez, quand je lis dans cet ordre le teaser puis l’article de Marianne, je me demande qui manipule qui... Tout ce patacaisse pour accoucher d’une souris, pour apprendre que M Sarkozy est de droite, égoïste, dur, carriériste. Défauts communément partagés par les principaux candidats et par ailleurs reconnus par l’intéressé lui même (cf entretien avec C Nay).
 
Pour apprendre que M Sarkozy est ... grossier. Il piquerait des grosses colères. Tiens ça me le rendrait presque humain le Nicolas. Il dirait "merde", "fais chier", "enculé", "bite" et "couille" ? Quel scoooooop M Kahn ! Vous avez bien vendu votre soupe. Au fait, je ne trouve dans votre article aucune source (hors celle de l’entretien C Nay et N Sarkozy). Untel aurait dit que... Tel journaliste aurait écrit que... N’importe quel couillon aurait pu l’écrire cet article, M Kahn, nul besoin d’être un éminent connaisseur de la vie politique Française.
 
Certains n’ont-ils pas le sentiment, parfois, d’en faire un peu trop dans la carricature ? De faire preuve de l'ostracisme et de l’intolérance qu’ils attribuent justement à celui qu’ils fustigent ? La paille et la poutre.  Et quand cela ne suffit pas, on envoie les rumeurs sur sa vie privée. Quelle fanfare furieuse à déglinguer un seul homme !
 
Mais à force de diaboliser Sarkozy, de façon parfois primaire, on peut se demander si une partie de son électorat n'a pas fini par culpabiliser et rejoindre la cohorte des 40% de réputés « indécis », ces imbéciles heureux qui vont voter pour quelqu'un. Et qui feront la décision dans la présidentielle 2007.
Dans ce cas, gare à la possible « divine surprise » qui attendrait les électeurs de l'UMP au soir du premier tour. Et à la grosse gueule de bois pour ceux qui, d’élucubrations égotistes en spéculations purement arithmétiques, de faux débats en attaques puériles, pensaient avoir flingué Lucifer et se voyaient déjà en haut de l’affiche. On en a vu d’autres…
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article