Pourvu qu'on respire !
Ce soir j'enrage. Mon blog est « parfois trop sentimental » que m'a fait remarquer un (soit-disant) ami... J’écris beaucoup de mots. Je ne dis pas grand-chose... C'est net ! Et puis c'est pas pratique ! Pour la recette du pain perdu, j'indique pas les proportions. Fichtre, que je lui ai répondu, tu veux pas que j'indique aussi celles d'Eva ? Et son téléphone en prime ? Alors mon sournois ? Ce serait assez complet ça, comme recette ?
Là j’ahuris ! Si on peut plus déballer un petit sentiment... De temps en temps... Quelques instants dérobés à l’ennui. J’offusque ! Moments volés ? Oui. Mais à quel prix ? Même pas un bonheur encore... Une petite musique... A peine quelques notes pour faire danser deux vies dans le fracas du monde ! Fugaces comme la rosée d’été. Artificier du futile ! Et pourquoi pas ? Farfadet de l’inutile ou assassin hospitalier, peut m’importe ! J’assourdis !
Tiens ! Epuisez vous l’étrave à creuser vos sillons dans le quotidien ! Digues rompues et voiles déchirées... Encore et encore à labourer la mer... Nos cotes n’ont plus de phares... Les ports ? Tous ensablés... J’égare ! Naufrages en série et chapelles abandonnées... Epaves et délires... Je connais pas la broderie, sinon je laisserais pas une phrase, pas un mot... Sur le blog je mettrais que des grilles, j'exposerais que des motifs !
Moi j’accepte tout ! Sarkolène... Ségozy... Tout ! Mais pourvu qu’on respire !
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